Thèses pour la discussion, adoptées au 1er Conseil pour l’environnement
Thèses pour la discussion, adoptées au 1er Conseil pour l’environnement
Il faut empêcher une évolution vers une catastrophe écologique mondiale ! Il faut construite de puissantes organisations supranationales du mouvement écologique pour imposer des mesures protégeant le climat et l’environnement.
Le pillage de la nature et la destruction des bases naturelles de la vie dans le monde ont pris ces dernières années la dimension d’un début de tournement vers une catastrophe écologique mondiale. Comme facteurs essentiels, il faut observer la libération de grandes quantités de gaz à effet de serre, le déboisement des forêts tropicales, la disparition d’espèces, un pillage gigantesque de ressources, une intoxication progressive de l’environnement par la libération de plus de 100.000 liaisons chimiques artificielles, et d’énormes montagnes d’ordures. La base alimentaire de l’humanité surtout dans les pays en voie de développement est directement menacée. C’est pour des raisons de profit qu’on détruit de plus en plus le système écologique de notre planète.
La crise économique mondiale sert de prétexte à la plupart des gouvernements pour réduire encore leurs objectifs de protection de l’environnement et du climat, qui ont toujours été insuffisants. Jusqu’à présent, toutes les conférences de l’ONU pour la protection du climat ont échoué. Les participants n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur des impératifs de protection du climat. Ce sont l’esprit de concurrence entre les gouvernements, les lobbies des groupes industriels et bancaires agissant au niveau mondial et une ignorance persistante, largement répandue parmi les acteurs politiques, qui en sont responsables. Contrairement à cette attitude, nous tenons pour possible un tournant mondial immédiat vers une économie de recyclage. Au lieu de pillages et de la libération gigantesque de substances toxiques pour l’environnement, cela signifierait : fermer certains cycles de matières, éviter des déchets, introduire des procédures de production écologiques, sans émissions nocives. Mais il faudrait aussi baisser drastiquement l’émission de gaz à effet de serre et arrêter la combustion de sources d’énergie fossiles. L’abandon immédiat de l’énergie nucléaire et l’élargissement massif des énergies renouvelables sont impératifs. Des millions de nouveaux emplois pourront être créés ainsi, et les conditions de vie de centaines de millions de personnes pourront être fondamentalement améliorées en peu de temps.
Pour imposer ces objectifs, il faut un puissant mouvement écologique international. Les mouvements ouvrier et syndical et d’autres mouvements sociaux et politiques comme le mouvement des femmes, démocratique ou pour la paix en font partie. Le mouvement écologique ne devrait pas dépendre de partis, de groupes industriels ou bancaires ou de gouvernements. En Allemagne, le mouvement écologique a plutôt perdu son autonomie avec les succès électoraux du parti Bündnis 90/Die Grünen (parti allemand alternatif des Verts) et sa marche dans les institutions. Nous avons besoin de formes d’organisation qui servent à développer l’activité et la conscience des gens et contribuent à une résistance active internationalement ralliée. À la place des « Greenwashing » (lavage vert) et « commerce de pollution », il faut imposer des mesures fermes et définitives de protection.
Dans le mouvement écologique national et international, on peut constater au cours des dernières années une croissance d’activités et de manifestations locales, de journées d’action et de mouvements nationaux et internationaux. Ces activités sont encore restreintes dans leurs localisations et par leurs objectifs. Les objectifs écologiques essentiels comme l’économie de recyclage doivent cependant être imposés contre la résistance véhémente, surtout au niveau politique et économique. C’est pourquoi il faut développer les différentes initiatives et luttes afin de les regrouper dans un mouvement global pour l’économie de recyclage. Aucune des organisations, aucun des mouvements écologiques n’est capable de résoudre seul cette tâche. Pour ce faire, il faut un réseau de formes d’organisations, où les gens et les mouvements les plus divers puissent devenir actifs sur un pied d’égalité pour des objectifs communs. Un tel développement d’un front de résistance international pour sauvegarder l’environnement et le climat se créera notamment lorsqu’on arrivera à nouer un lien plus étroit entre des comités écologiques, des mouvements sociaux, ouvriers, des femmes et anti-impérialistes et à utiliser de façon sensée des effets de synergie.
Pour cela, nous proposons de débattre avec le grand public sur la proposition de construire progressivement une confédération internationale pour sauver l’environnement. Dans notre optique, elle pourrait contribuer considérablement à la coopération, à l’échange d’expériences, à l’information réciproque et à la coordination des activités des différents mouvements et comités de défense. En tant que regroupement d’organisations indépendantes, de personnes individuelles, d’initiatives locales et d’alliances, elle aurait, à notre idée, des structures démocratiques et organisationnelles définitives, ainsi que des revendications communes pour imposer dans le monde entier l’économie de recyclage et la protection de l’environnement et du climat.
Comité directeur du mouvement pour le recyclage cryogénique, l’économie de recyclage et la protection du climat
Adopté le 1.6.2009.



















